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Chandelours

Chandelours

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Longtemps en Europe, l’ours fut l’objet d’un culte qui s’étendit de l’Antiquité jusqu’au cœur du Moyen Âge. Les peuples germains, scandinaves, et dans une moindre mesure celtes, célébraient la sortie d’hibernation de l’ours vers la fin du mois de janvier ou le tout début du mois de février. Mais la date faisant l’objet des plus importantes célébrations était le 24 janvier dans la majeure partie de l’Europe. Il s’agissait du moment où l’ours sortait de sa tanière pour voir si le temps était clément. Cette fête était caractérisée par des déguisements ou travestissements en ours, et des simulacres de viols ou d’enlèvements de jeunes filles.

L’Église catholique chercha pendant longtemps à éradiquer ce culte païen. Pour ce faire, elle institua la Fête de la Présentation de Jésus au Temple qui est célébrée le 2 février et qui correspond à la Fête de la Purification de la Vierge Marie. Cependant, les célébrations de l’ours et du retour de la lumière continuaient lors de feux de joie et autres processions de flambeaux. Le pape Gélase Ier institua donc au Ve siècle la fête des chandelles.

Du XIIe au XVIIIe siècle, la chandeleur fut appelée « chandelours » dans de nombreuses régions françaises où le souvenir du culte de l’ours était encore très présent.

Il est indéniable qu’il subsista longtemps des cultes païens en Europe que les souverains chrétiens et les Églises ont cherché à éradiquer. Mais pour que « l’hypothèse de l’ours » soit ici éclairante, il faudrait, selon certains, qu’elle soit opérante à Rome au milieu du Ve siècle, là où la fête de Noël a été fixée au 25 décembre, et à Jérusalem, là où l’usage liturgique s’est établi de fêter la Présentation. En fait il n’y a pas besoin de cet éclairage, le calendrier chrétien lui-même s’en chargeant. En effet on y voit que la Chandeleur y est fixée au 2 février, et la Sainte-Brigitte au 1er février (Brigitt étant le nom de la Déesse celtique, célébrée à date équivalente). Il y a également la Saint-Ours d’Aoste, la Saint-Blaise (qui signifie « ours »). De plus la Chandeleur est l’ouverture de la période carnavalesque ; or l’ours est l’animal carnavalesque par excellence.

Reste que la « festa candelarum » à Rome commémorait la recherche de la Déesse de la Lumière Perséphone enlevée par le Roi de l’Autre Monde Hadès, par sa Mère la déesse de la Vie Déméter. Perséphone n’étant plus dans notre monde les ténèbres étaient omniprésentes, sa mère a alors éclairé sa recherche avec une torche, et a fini par obtenir que sa fille serait sur Terre et sur l’Olympe pendant 2/3 de l’année (période claire), et dans l’Autre Monde (les Enfers) durant 1/3 du temps (saison hivernale). La fête des chandelles symbolise le retour de la Lumière. Février par ailleurs tire son nom de « februar »: purifications (depuis l’Antiquité). Le christianisme a donc placé la fête de la Purification de la Vierge à ce moment. La purification dont il s’agit est celle de la sortie de la « ténèbre hivernale ». Les mythes de la Belle au Bois dormant ou de Thésée et Ariane (par exemple) narrent la libération de la lumière (l’Aurore de l’année) par le « chevalier solaire ».

(source : Wikipédia)

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A l’ origine, c’était une grande fête païenne qui célébrait la fin de l’hibernation de l’ours. Selon des dictons populaires très anciens, si le temps était sombre, l’ours pouvait sortir de sa tanière, s’il faisait beau et que l’ours voyait son ombre, l’hiver se prolongeait alors de 40 jours, et son hibernation aussi.

La sortie de l’ours de sa tanière symbolise la renaissance de la terre à mi-course de l’hiver. La Chandeleur ou fête des chandelles est l’œuvre de l’Eglise qui a toujours tenté de récupérer les cultes ou fêtes païennes pour en faire des fêtes chrétiennes. Toutefois, jusqu’au XVIIIe, on parlait de la « Chandelours ».

“ Le jour de la Chandeleur, l’ours rit ou pleure ”
“ Si fait beau et luit Chandelours, six semaines se cache l’ours ”

Proverbe provençal : A la Candélouse (Chandeleur), l’ours fait trois sauts hors de son trou : s’il neige, il s’en va ; s’il fait soleil, il rentre et ne sort plus pendant quarante jours.
L’ours et l’homme, c’est un peu une histoire de famille. L’ours est l’un des rares animaux plantigrades… comme l’homme. L’ours, c’est l’homme sauvage. Autrefois, l’un et l’autre rencontraient des difficultés à se nourrir l’hiver. C’est pour cette raison, que l’ours hiberne. En évitant de bouger et d’être en contact avec le froid, ces animaux dépensent très peu de calories.

Le réveil de l’ours était le signe du retour du printemps. Il était fêté dans toute l’Europe, des Pyrénées aux Carpates. Les hommes se déguisaient alors en ours : cette tradition se confond aujourd’hui avec le mardi gras… Rappelons-nous l’ours du carnaval. L’ours puissant, velu, et presque de forme humaine lorsqu’il est debout, symbolise la force vitale, comme le bouc ou le taureau. Ces animaux sont liés à la vie et à la fécondité, la prospérité agraire et collective, ainsi qu’à l’espoir de voir la fin de l’hiver.

Le Jeu de l’ours mimé le jour de la chandeleur dans certains carnavals des Pyrénées évoque sans équivoque le réveil printanier : l’animal court après les filles qu’il « marque » en leur noircissant le visage (autrefois le côté érotique était franchement marqué: il leur noircissait aussi les seins).

Après une grande poursuite, il est capturé par des chasseurs tout en blanc, abattu rituellement, puis rasé. Ensuite il ressuscite magiquement et tout le monde se met à danser.

(source : internet)

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Le 2 février l’ours sort traditionnellement de sa tanière! et ce, jusqu’au 14 février (Saint Valentin).

Petite histoire de l’ours :

• Dans beaucoup de région de l’Europe tempérée la sortie de l’hibernation de l’ours était repérée le 2 février, parfois le 3. Les habitants des campagnes participaient à cette commémoration par des festivités mal vues par le clergé (car des mise en scènes de fécondité associées à la force viril de l’ours s’apparentaient au diable pour l’Eglise…)

• La date du 2 février fût donc christianisée dès le Vè siècle et transformée en La Présentation de Jésus au temple et la Purification de Marie. Mais cela ne suffit pas, le pape Gélase institua le fête chrétienne des chandelles qui devait, par la symbolique du feu, dissiper le Mal, c’est notre traditionnelle fête de la Chandeleur! Mais l’ours étant plus fort que tout, les populations rurales  de part leur encrage dans la nature, ses cycles et son représentant puissant qu’est l’ours nommèrent parfois cette fête la Chandelours, asociant la symbolique du feu et de la lumière à la sortie de l’hibernation de l’ours et à la fertilité de la nature à ce moment là.

• Le 1er février est par ailleurs la fête celtique d’Imbolc lors de laquelle est célébré le retour de la lumière. L’Eglise y fixa la Sainte Brigitte, patronne de l’Irlande. Voilà comment on arrive à un calendrier truqué par l’Eglise et une ribambelle de saints inventés de toutes pièce pour supplanter le rites païens liés à l’Ours…

(source : espritshaman)