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Arbres sacrés (celtes)

Arbres sacrés (celtes)

• L’Aulne

Arbre solide, résistant aux épreuves du temps, il servait largement dans la construction. L’aulne, premier arbre à avancer droit au combat, selon le Câd goddeu, incarne le courage, la vaillance. Le mois de l’aulne s’étend du 18 mars au 15 avril, au début du printemps. Il est l’arbre qui cèle la paix entre Gaëls et les Bretons, ce qui n’est pas un mince symbole. Il éloigne les mauvais esprits.

• Le chêne

Le chêne capte les énergies chtoniennes et célestes par ses racines et ses branches. Il transmet ces forces aux hommes, par l’intermédiaire des druides, qui ont le rôle de médiums, à l’occasion de divers rites et cérémonies. La vénération du chêne est une forme de totémisme primitif (ce qui ne veut pas dire primaire) caractéristique des peuples Celtes et Gaulois. Le chêne est également doté de nombreux pouvoirs divins. De façon étrange, le christianisme, toujours réfractaire aux anciens cultes païens, a adapté de façon détournée la vénération totémique du chêne.

De fait, l’on ne compte plus le nombre proprement incroyable de chênes dans lesquels furent trouvées des statues de la vierge Marie qui, après avoir été enlevés voir détruite réapparaissait dans le branchage où le tronc de ces arbres prodigieux. Certains furent l’objet de véritables cultes : on y exposait les vêtements souillé d’enfants malades dans l’espoir d’une guérison miraculeuse. Il n’est qu’à lire l’exilent ouvrage de (Dominique Biton, Le grand livre des guérisseurs, des saints et des lieus sacrés (édition de Vecchi, Paris, 1999)) pour se rendre compte de la longue liste de ses arbres à l’origine de cultes mariaux.

Ne furent-t-ils pas les réceptacles des vieilles croyances Celtiques ?

La bible elle-même se fait l’écho du rôle d’intermédiaire du chêne : c’est en effet à côté de cet arbre qu’Abraham reçut les révélations de Yahvé. Pline l’ancien, quant à lui, fait un curieux rapprochement entre le mot Grec « drus » qui signifie « chêne » et le mot « druide ». Ainsi les hommes des chênes deviennent-ils des prêtres capables de communiquer aux hommes la force de cet arbre. Outre son importance lors des cérémonies, il jouait aussi un rôle social, puisque sous son large feuillage les communautés se réunissaient à l’abri et prenaient nombre de leurs décisions, tradition qui restera longtemps en usage chez les rois de France.

Dans le calendrier celtique, le mois du chêne débutait le 10 juin pour se terminer le 7 juillet.

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• Le bouleau

Le bouleau est un végétal très sacré pour les druides et tient si l’on peut dire, la seconde place dans la hiérarchie des arbres après le pommier. L’écorce noire et blanche du bouleau portait en elle, dès les temps antiques, les deux tons de l’accueil de Gwen a du, le drapeau breton ! L’opposition du noir et du blanc est un symbole évident, appelant les oppositions perpétuelles du monde terrestre, qu’il s’agisse du bien ou du mal, du jour ou de la nuit, du soleil ou de la lune. Le Câd goddeu nous livre ces vers : Les sommets du bouleau nous ont couverts de feuilles ; il transforme et change notre dépérisement. Après la vie, la mort enviable. Les feuilles sont en linceul, un nouvel habit pour le défunt, il se pare d’un aspect pour accéder à l’autre monde. Dans ce même texte irlandais, l’on apprend que le bouleau, noble de race, prend part en dernier au combat. Sa noblesse lui impose en effet distance, réflexion et profondeur. Le mois du bouleau va du 23 décembre au 21 janvier. Il annonce un nouveau cycle, une renaissance.

• Le houx

Le Câd goddeu décrit à quel point le houx est rebelle à toute intrusion et ce défend férocement : Comme un fort inexpugnable, le vieux houx vert sombre lacère les mains rougies de coups de griffes sans nombre. Mais le trait principal de cet arbre-buisson est de servir de support à une forme de cabale initiatique des premiers temps, le langage des oiseaux. Autour de son tronc, les druides, bardes et ovates réunis poursuivent leur enseignement . Le houx seul susceptible de défendre hardiment les secrets qui lui sont confié, jeu de mots ésotérique, fondement de la tradition druidique. Après une éclipse, se savoir si particulier fut remis en vogue grâce aux bardes irlandais Filii. Plus tard, les troubadours occitans usèrent de la même technique pour communiquer leurs connaissance ; c’est ainsi que leurs chants structurés de façon précise, chargé de jeux de mots cabalistique les plus sacrés. Le jeune houx représente l’initié. En fait, les arbres sacrés déterminent la position hiérarchique des druides lors de leurs rencontres. Les mois du houx s’étend du 8 juillet au 4 août

• L’if

Hors des bosquet sacré, cet arbre tient une grande place auprès des Celtes en général et des druides en particulier. Ce conifère odorant est un symbole funéraire dans l’univers celtique. Selon César, deux chef gaulois des Eburons, vaincu au combat, s’empoisonnèrent avec ses fruits. La toxicité de la plante et son lien avec la mort sont patents. L’if se rencontre encore dans les anciens cimetières, où il paraît tenir compagnie aux défunts, dans la solitude silencieuse, à la frontière du monde des vivants. Le saumon, animal qui représente la connaissance accomplie (au sommet, donc, des incarnations) se nourrit des fruits de l’if de Mugna, l’if du saumon, arbre primordial ! La mort et la connaissance sont là étrangement réunies.

Vert en toute saison, cet arbre symbolise aussi la résistance, la vigueur et l’immortalité. En dehors donc des cycles végétatif, l’if est le matériau dans lequel est taillé la roue du druide Mogh Ruth, symbole de l’apocalypse, de la révélation puisque selon les textes, une roue en if, Roth Ramhach, doit tomber du ciel lorsque la fin du monde serra arrivée. Fin du monde ou d’un monde ? Le rapport évident avec la loi des cycles nous donne de l’espoir ! Le bois d’if sert aussi pour la guerre, en particulier pour faire des boucliers, et lorsque les druides écrivaient, font leur oghams c’est sur lui qu’ils le font.

• Le noisetier

Les fourches des branches du noisetiers, qui porte aussi le nom de coudrier, sont très sensible aux mouvements du corps du sourcier, lorsque ce dernier passe à l’aplomb d’une source aquifère (mais il faut préciser, ce n’est pas le bois qui réagit à la présence de l’eau, mais plutôt les muscles du sourcier qui réagissent aux variation infimes du champs magnétique terrestre en raison d’un point d’eau proche) constatation immémoriale qui a fait la réputation de se bois si précieux. L’eau, hier comme aujourd’hui est un bien inestimable et tout ce qui permet de trouver des sources prend aussi de la valeur. Le coudrier est le symbole d’un enseignement secret , maintenant sous le boisseau, et accessible aux seuls initiés de haut rang. Il prend fonction d’arbitre dans le combat des arbres, ce qui met en évidence la sagesse profonde qui l’incarne.

Son mois va du 5 août au 1er septembre

Si la noisette est le symbole de la science continu, le bois de coudrier sert à l’écriture des oghams (ces signes de l’alphabet) extériorisant donc le savoir, le rendent ostentatoire. Paradoxe initiatique de cet arbre magique, lui qui es l’un des tout premiers à faire pointer ses fleurs mais aussi l’un des derniers à présenter ses fruits ! Comme on compte neuf mois entre les fleurs et le fruit, le coudrier est aussi l’arbre de la fécondité . La noisette était enfin l’un des instruments traditionnel de musique en Bretagne armoricaine au temps où les paysans n’avaient d’autres ressources que d’utiliser celles que la nature offrait. C’était bien avant que le biniou-coz ne devienne, à la fin du XIXe siècle le seul instrument de la tradition !

• Le pommier

Le pommier (gwezenn an avalou) est un arbre particulièrement respecté par les Celtes, Aval en Breton, est la racine d’Avallon, l’île aux pommiers. Les Celtes donnaient une importance considérable à cet arbre fruitier dans toutes les légendes de leurs riche mythologie. C’est sur l’île d’Avalon que le roi Arthur est en dormition, et c’est là qu’il prépare son grand retour. Il s’y vivifie d’une nouvelle connaissance d’une nouvelle force, nourri par le fruit du savoir aux étonnantes facultés. Le pommier est aussi le symbole de la vie éternelle. Dans la bible, c’est Eve qui cueille le fruit qui lui était défendu, c’est encore l’arbre du jardin des Hespérides, avec les trois pommes- chiffre clé de la cosmologie celte- que les fils de Tuireann doivent cueillir. Il y a cependant une divergence fondamentale entre chrétien et Celtes : Pour ces derniers la pomme et le pommier occupent une place primordiale dans le paradis auquel la pomme permet d’accéder. Dans la bible au contraire, Eve et Adam sont chassé de l’éden à cause d ce même fruit. Il y a de quoi se poser des questions même si les réponses sont évidentes !

Nos contes eux-mêmes n’hésitent pas à donner à la pomme un rôle clé, dans Blanche-Neige, c’est une méchante femme, en vérité une reine jalouse, qui transmet le mal par le fruit qu’elle donne à la belle et jeune princesse Un morceau reste bloqué dans la gorge de cette dernière, ce qui la plonge dans un profond sommeil (comme Arthur) jusqu’à ce qu’un prince charment pour ne pas dire enchanteur lui rende la vie, lui faisant recracher le morceau en fait un morceau de la connaissance, le plus mauvais.

Les conteurs anciens étaient bien souvent affilié à des coteries initiatiques, aussi leurs histoires pour enfants contenaient-elles des messages destinés aux adultes. L’on remarque aussi, a travers cette histoire, le lien étroit qui lie le pommier à l’autre monde dont il est le messager annonçant la vie éternel de Gwenved !

Mais attention, en aucun cas les druides eux-mêmes ne distribuent la pomme : c’est toujours un intermédiaire qui s’en charge, un médiateur. Morgane- ou encore une femme- cultivant ses propres pommiers, porteur d’une nourriture inépuisable ce qui signifie simplement que la connaissance est sans limites.

La curieuse légende de Conle Caem, fils de Conn Cetchathach, est caractéristique des vertus extraordinaire de ce fruit. En effet une femme a emporté Conle Caen vers l’autre monde, après lui avoir offert une pomme qui l’a nourri un mois durant ! C’est alors que son père décide de faire intervenir les druides, ainsi que l’explique François le Roux et Christian Guyonvarc’h : Conn parla alors à son druide don le nom était Corann, car ils avaient entendu ce que disait le femme sans le savoir : « Je te prie, ö Corann au grand chant, au grand art. Il est venu contre moi une puissance plus grande que la mienne, plus forte que mon pouvoir, un combat tel qu’il ne m’en est pas arrivé depuis que je me suis emparé de la royauté.

C’est un combat perfide, une forme invisible est venu me faire violence et enlever mon fils à mon autorité royal par des incantation de femme. » Le druide chanta alors des incantation contre la voix de la femme si bien que nul n’entendit plus sa voix et que Condla (ou Conle) ne vit plus la femme à partir de ce moment-là  Mais quand la femme s’en alla devant l’incantation du druide, elle lança une pomme à Condla. Le fils du roi est donc protégé par l’intervention du druide. Celui-ci est efficace contre les sorcières, mais pas contre les pouvoir de la pomme, car la légende révèle que le fils du roi au terme d’un mois de régime répond vivement au désir de la femme qui se présente pour la seconde fois. L’on ne compte plus les légendes, les mythes dans lesquelles pommes ou pommiers tiennent un rôle majeur, ce qui démontre l’importance des symboles qu’ils incarnent. Science, sagesse et connaissance sont les trois dons de la pomme aux hommes. En outre, elle permet à ceux-ci de transférer leurs maux en elle, pour qu’ils disparaissent peu à peu avec son pourrissement.

Le pommier, l’arbre sacré de druides, et son fruit, placent l’homme face à différents choix : celui du monde matériel limité en lieu et en temps, ou celui de l’autre monde, que nous devons mériter d’une certaine façon. La paix éternelle doit passer par la sagesse sur la terre. Un autre choix tient en la connaissance : car à défaut de sagesse, le savoir devient frelaté, pernicieux, et porte l’homme vers le néant, sa propre destruction.

• Le saule

Arbre des bardes, il est le symbole solaire. Essence des lieux humides, il annonce la mort, pourtant en lui une curieuse ambivalence qui ne lui est pas propre car dans l’antiquité mythologique égyptienne, la barque qui amenait les morts à leur séjour était aussi un symbole solaire ; ce qui confirme bien qu’au-delà des ténèbres brille une autre lumière ! Le combat des arbres affirme qu’ils est plus prudent que les autres, sous-entendant qu’il est plus sage. Une branche de saule coupé et remise en terre humide redonnera un nouvel arbre, porteur du savoir de la connaissance dont il est issu. Ceci explique pourquoi le saule est l’arbre des bardes, puisque a eux incombe la transmission des traditions. Pour cette raison, le saule était souvent planté à proximité des tombes pour faciliter la vie des morts.

Son mois s’étend du 15 avril au 12 mai, période ou la sève monte, pour faire exploser la vie dans toute sa puissance.

• Le sapin

Abies sapinus, résineux, appartenant à la famille des conifères pouvant atteindre dans nos régions une vingtaine de mètres de hauteur et l’age respectif de 500 ans. Si votre date de naissance se situe du 2 janvier au 11 janvier , du 1er mai au 14 mai, du 3 septembre au 12 septembre le sapin est vote arbre tutélaire dans l’astrologie druidique. Il vous décrit comme étant d’une nature posé, plutôt réservé, sachant ne pas dépasser vos limites et vous protégeant par un détachement apparent qui cache votre gentillesse naturel. Vos amis sûrs peuvent être assuré de votre fidélité car vous serez toujours sincère et de bon conseil.

S’ils vous choisissent pour confident, accepter cet honneur et mettez un peu plus de gaieté dans votre existence que vous n’en mettez d’ordinaire. Le sapin est un symbole de fécondité et de renaissance ; il l’illustre en restant vert au temps les plus froid de l’hiver, ce qui déterminera les Celtes à le choisir, longtemps avant le christianisme, comme symbole d’espoir toujours renouvelé des forces de la lumière sur les ténèbres et de la vie à la mort. Chez les grecs, la déesse Artémis, sur d’Apollon, était la protectrice des femmes enceintes et des parturientes, ainsi que les nouveau-nés. Pour attirer le regard de la déesse à l’arc d’argent, on plaçait devant la porte et tout autour de la chambre où devait avoir lieu la naissance des rameaux de sapins que l’on brûlait rituellement comme torches. Dans les cultes gaulois, Druntia déesse du sapin, était honoré comme protectrice et reine des druides. On la disait aussi mère du calendrier parce que son arbre était celui du solstice d’hiver et marquait le début de l’année nouvelle.

Ces rites ne furent pas étrangers au choix du sapin comme arbre de noël, symbole de la nativité du Christ. L’arbre s’y prête car son allure, sa forme évoquent la nature grave et sérieuse, sa ligne élancée et sa couleur sombre affirment sa droiture et sa rigueur, sa fidélité et a fermeté dans l’épreuve. La méditation auprès d’un sapin, la rêverie près de l’arbre de l’espérance dressé de noël sont ce qu’il y a de plus partagé dans notre civilisation chrétienne. Cet arbre toujours vert est un messager qui nous encourage à poursuivre le chemin, à supporter les problèmes de l’existence comme ses branches supportent le poids glacé de la neige. Le sapin porte en lui l’énergie de la résistance, et la lumière de l’espérance, qu’il donne à celui qui sait les capter. Dans le langage florale, les fleurs de sapins désignent l’élévation d’esprit spirituel.

En phytothérapie, le sapin est connu pour ses vertus toniques, diurétique et cicatrisante. Il est utilisé aussi pour soutenir les traitements contre les bronchites, les durillons et les verrues, et accélère la cicatrisation des plaies.

• L’arbre guérisseur

– Comment le choisir ?
L’arbre est guérisseur, de par sa structure même : les racines dans la terre, les branches vers le ciel, il fait circuler les forces et les équilibre. A son contact, tout en nous peut s’harmoniser dans la douceur.
Mais il faut bien reconnaître que certains sont plus « forts » que d’autres, voire carrément « magiques ».
Un arbre guérisseur est très souvent droit, équilibré, dégagé de tout buisson. L’impression générale qu’il dégage est sereine mais puissant, douce mais énergétique.
L’arbre guérisseur n’est pas forcément grand.
Il faut tout simplement vous rendre en forêt. Avec un esprit sacré et une marche d’être aimant la nature se fondant en harmonie avec elle et non en s’y aventurant en touriste profane… l’évolution spirituelle est une transmutation du mode de vie vers une harmonie et une hauteur de l’âme.
Le tout consiste simplement à trouver un arbre qui vous aille, avec lequel vous sentez une affinité particulièrement forte … les arbres parlent !!
– Comment le contacter ?
Si vous vous sentez attiré par un arbre, c’est sans doute qu’il vous correspond. Il se peut tout à fait que certains vous attirent à un moment donné, puis plus du tout. C’est tout à fait normal, cela veut dire que l’arbre a fini son travail sur vous.
En s’approchant de lui soyez calme et doux, et dès que vous approchez ses branches, vous entrez dans son aura immédiat : annoncez clairement votre intention (même par la pensée).
Puis, commencez votre échange guérisseur.
Une fois votre échange fini, faites toujours une offrande à l’arbre pour le remercier de son travail de guérison sur vous. Cela peut-être une petite pierre, une fleur, une belle pensée de gratitude…
Entourez-le de vos bras et ouvrez-lui votre cœur.
Il est important de respecter cette loi d’échange d’énergie.
– Comment échanger ses énergies avec lui ?
Si vous voulez vous débarrasser d’énergies lourdes, de douleurs, de tensions ou de toxines, l’automne et l’hiver sont les meilleurs moments.
Unissez-vous à l’énergie d’endormissement qui emplit l’arbre en plaquant votre dos contre lui.
Imaginez toutes les énergies inutiles qui coulent vers la terre et sont dissoutes, guéries.
Si au contraire vous avez besoin de vitalité, d’élans, de force, le printemps et l’été sont plus indiqués.
Placez-vous ventre contre l’arbre, en l’entourant de vos bras, et ressentez la joie, l’intense énergie qui parcourt cet arbre, jusque dans la moindre de ses feuilles.
Quelle que soit la saison, vous pouvez ensuite méditer à son pied, et laisser votre aura s’emplir des forces qui l’entourent.

Il est conseillé aussi, si vous le pouvez, de faire ensuite quelques mouvements doux afin de faire circuler toutes ces forces dans toutes vos articulations.